Archive(s) de avril 2011

Profession de foi

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Voici une vidéo totalement… jubilatoire et déprimante de réalisme, réalisée par la compagnie théâtrale NAJE (Nous N’abandonnerons Jamais l’Espoir) en lien avec le réseau Résistance pédagogique pour dénoncer les évaluations nationales prévues au CE1 en ce mois de mai 2011.

Elle s’intitule « profession de foi » (des instituteurs évaluateurs des CE1) et a été écrite par Marie Odile Caleca, du réseau des enseignants du primaire en résistance.

La même compagnie a également enregistré une autre prestation intitulé École en solde toute aussi… jubilatoire et déprimante, tant elle reflète certaines dérives dans lesquels s’engage notre système éducatif.

La bible de l’enseignant de classe coopérative

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Apprendre avec les pédagogies coopératives - Sylvain Connac

C’est Félicia qui m’a balancé la référence, avec sa modération habituelle. « C’est ça qu’il faut faire, tout est là-dedans ! » a-t-elle hurlé en me brandissant sous le nez le livre qu’elle venait de recevoir. Le titre de son nouveau livre de chevet : « Apprendre avec les pédagogies coopératives – démarches et outils pour la classe ».

L’auteur, Sylvain Connac, est professeur des écoles, Docteur en sciences de l’éducation, auteur de nombreux articles de formation pour des revues pédagogiques, membre actif de l’ICEM 34 (mouvement Freinet dans le département de l’Hérault). Il a enseigné à l’école coopérative Antoine Balard de Montpellier, qui a reçu un prix de l’innovation pédagogique et a également contribué à l’élaboration des outils coopératifs de la démarche Pidapi. Il tient enfin un blog compagnon du livre, intitulé Classes coopératives. Lire le reste de cet article »

Pédagogie et philosophie

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Un petit bijou retrouvé par une des mes collègues dans un vieux manuel de pédagogie datant des années 60…

Nous devrons choisir une conception de l’éducation, comme nous devons choisir une philosophie de la vie. Ne pas choisir, négliger d’y penser, c’est encore choisir et prendre parti, de la façon la plus déplorable. Qui soutiendra qu’il lui suffit d’apprendre aux enfants à lire, à écrire, à compter, manifesterait, qu’il le veuille ou non, un mépris de l’homme, une renonciation à poursuivre des fins élevées, un utilitarisme étriqué ou un parti pris social caractérisé, qui sous-entendraient, aussi bien que n’importe quelle attitude, une philosophie.

Mieux vaut donc s’informer et réfléchir. L’éducation, qui est au moins la transmission aux générations suivantes, de ce que nous considérons comme valable dans l’acquis de l’espèce, et qui même prétendre à préparer des progrès futurs, est une œuvre humaine primordiale, qui requiert une hauteur de vue suprême. Une pédagogie  est toujours l’aboutissement d’une philosophie ; et toute philosophie tend à s’achever en une pédagogie. Si modeste que puisse paraître son rôle, l’instituteur de l’école primaire doit, de temps en temps, y penser.

Extrait de Philosophie de l’éducation – Pédagogie générale (J Leif. & G. Rustin – Éditions Delagrave, 1966)